Enfin, on va faire quelque chose…

Le gouvernement investit 300 millions $

La lutte aux produits chimiques

Le gouvernement admet que l’industrie fait face à un nouveau défi et que les changements pourraient avoir des conséquences dans l’offre des produits de consommation.

L’industrie devra s’adapter, a insisté le premier ministre Harper. Je ne peux pas garantir que nous n’allons pas voir la disparition de certains produits sur le marché ou que les prix augmenteront dans l’avenir, mais la préoccupation principale du gouvernement doit être la santé des Canadiens.

 Cette évaluation plus sévère et détaillée ainsi que le suivi approprié nécessiteront plus de ressources au sein du gouvernement. Pour ce faire, Ottawa s’engage à verser 300 millions $ en quatre ans pour financer les efforts inscrits dans ce plan de gestion.

Ce plan fera du Canada un chef de file mondial en matière de mise à l’essai et de la réglementation des produits chimiques, a argué M. Harper.

Bien qu’optimistes, les environnementalistes ne vont pas aussi loin et préfèrent voir les résultats avant de trancher.

On parle de centaines, de milliers de produits chimiques, et chacun de ses produits chimiques est différent, chacun se retrouve dans différents produits de consommation et ça va prendre quelques années pour vraiment savoir si on diminue les substances toxiques, a souligné M. Smith.

L’initiative risque par ailleurs de redorer un peu l’image du gouvernement Harper perçu, à cause de son refus de respecter les cibles du Protocole de Kyoto, comme un gouvernement peu préoccupé par l’environnement.

En fait, Ken Ogilvie, directeur du groupe environnemental Pollution Probe, croit que cette image qui poursuit le gouvernement conservateur a peut-être joué en faveur d’une approche plus dure envers les produits chimiques.

Les critiques incessantes à l’endroit de leur plan sur la qualité de les auront peut-être forcés à faire plus dans ce secteur; a fait valoir M. Ogilvie.

Le gouvernement conservateur veut bannir les produits chimiques toxiques
Par Isabelle Rodrigue

OTTAWA (PC) — Les substances chimiques sont omniprésentes mais invisibles pour le consommateur non-averti. À cause de leurs répercussions parfois néfastes, le gouvernement fédéral a l’intention de se montrer plus sévère face à ces substances afin de bannir celles qui pourraient avoir des effets nocifs pour la santé et l’environnement.

Annoncé vendredi par le premier ministre Stephen Harper, le plan de gestion fédéral vise à évaluer davantage les substances considérées les plus à risque, mais aussi à resserrer les critères pour les produits qui ne sont pas encore utilisés au Canada.

Au terme de l’exercice, les produits jugés dangereux seront carrément bannis. Pendant les décennies qui viennent, le gouvernement va restreindre et même éliminer plusieurs substances dans les produits de consommation.

Ça va vouloir dire que nous préviendrons l’accumulation dans nos corps et dans nos systèmes des produits chimiques avant que ça devienne u n problème de santé très sérieux°, a expliqué M. Harper, en conférence de presse.

Le premier ministre pourra mettre une étoile à son agenda puisque, événement rare depuis son élection, la mesure a été accueillie positivement par les groupes environnementaux.

L’annonce va commencer un processus qui va diminuer le nombre de produits cancérigènes dans nos maisons, dans nos bureaux, et certains de ces produits vont être bannis au cours des trois années à venir.

Nous pensons que c’est le commencement du vrai progrès, a déclaré Rick Smith, directeur exécutif du groupe Défense Environnementale, un organisme qui se préoccupe grandement de cette question.

L’annonce du gouvernement conservateur découle d’un long processus entrepris il y a sept ans, période pendant laquelle le ministère de l’Environnement a révisé les 23 000 substances chimiques utilisées au Canada.

De ce nombre, le gouvernement a isolé quelque 4000 produits qu’il a à l’oeil, produits considérés selon le cas toxiques, persistants ou qui s’accumulent dans les organismes ou les corps humains et sont alors perçus comme des contaminants. Ces 4000 substances chimiques nécessiteront un examen approfondi et celles qui préoccupent le plus seront étudiées en priorité dans le but de les interdire.

Parmi celles-ci, on compte des produits déjà reconnus comme nocifs, tels les hydrofuges, les produits antitaches et les ignifuges.

On retrouve ces substances visées dans de nombreux produits de consommation: peinture, bouteilles d’eau en plastique, parfums et dans le rembourrage de sièges de voitures, de meubles ou dans l’isolant électrique, pour ne nommer que ces exemples.

Dès les prochaines semaines, les experts du gouvernement commenceront donc à réévaluer de plus près, par groupe de 15, environ 200 des produits chimiques qu’ils considèrent les plus à risque.

S’ajouteront environ 150 autres substances, qui ne sont pas encore admises au Canada, et pour lesquelles l’industrie devra faire la preuve qu’elles sont inoffensives avant d’obtenir la permission de les utiliser.

(Les soulignés sont de moi. GG)

QUESTION : Santé Canada existe depuis plusieurs années, compte plus de 12,000 employés et coûte des milliard$$$ chaque année!

Ont-ils entendu parler de ce problème avant aujourd’hui ? ? ?

Si oui, qu’ont-ils fait pour corriger cette grave cause de maladie que sont les produits chimiques?